Chronique d'un débloggé

Lundi 21 mars 2005 1 21 /03 /2005 00:00

Je commence à me demander si ces waters ne sont pas hantés.

Jusqu'à il y a une semaine, j'étais un garçon plutôt discret, un peu tourmenté, très timide et maladivement sérieux. J'ai créé mon blog à partir de quelques calembours et comme j'étais pusillanime et passablement impressionné par ce que j'entrevoyais de la blogosphère, j'ai décidé de faire un blog autodérisoire.

Le premier we a été fiévreux. Des tonnes d'idées me passaient par la tête, pour la plupart je n'ai pas encore eu le temps de les mettre en ligne. J'ai passé 3 jours entiers collé au clavier, les yeux rivés sur l'écran, enfermé dans ma tanière. J'ai un peu délaissé pour l'occasion mes deux bambins et leur maman. J'avais le blog au corps. A l'issue de ce premier we enthousiaste, je suis allé pousser la chansonnette chez Sieur Vinvin et pour ne pas déparer à ma nouvelle excréation, j'ai pondu deux ou trois jeux de mots merdiks, comme Homère dit.

Mais lundi matin, au réveil, la fièvre avait changé de nature. Je me sentais angoissé, pris au piège de mon waterlog dont je commençais à entrevoir, que tel un Excalibur moderne, il avait sa propre personnalité, sa propre volonté et sa sale odeur qui colle aux doigts. J'étais entraîné là où je ne voulais pas forcément aller : post après post, commentaire après commentaire, il me fallait entretenir l'unité du tout, filer la métaphore, suivre les cordes et leur théorie autonome et c'était cette expropriation incrémentale et excrémentale (en un mot, fondementale) qui me mettait hors de moi et hors de LUI en même temps. Je ne pouvais plus parler de moi, il me fallait suivre SA logique. Salaud Geek !

Comme en écho à mes préoccupations, quelques jours plus tard, je découvrai stupéfait que waterlog s'était fait des amis. Je fis de mon mieux pour contrer son prosélytisme et remettre dans le droit chemin ceux dont, hier encore, j'admirais l'intégrité et le dévouement à la cause weblogique. Le combat me redonna du coeur à l'ouvrage. L'angoisse s'estompa, le soleil brilla, waterlog caca.

L'assaut laissa quelques mots-rebonds sur le champ de bataille et je crains l'omerta, comme "Ho, ta mère !". Passablement éclopé par cette première passe d'armes, vais-je réussir à arrêter le monstre et à terrasser Waterlog ?

Par wa wa - Publié dans : Chronique d'un débloggé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 mars 2005 2 22 /03 /2005 00:00

Ben c'est malin ça... Maintenant je fais des insomnies. Mais qu'est-ce que j'allais faire dans cette galère ?!

Cette nuit je me suis réveillé en sueur. Je venais de faire un mauvais rêve, ce qui est très rare chez moi. Des bribes de phrases prononcées par une voix mécanique résonnaient encore en moi, ajoutant à un mâlaise indistinct leur tonalité déshumanisée. "Parle-moi, wawa... Libère-toi..." Cette voix m'était familière et pourtant inconnue. Je pataugeais en pleine semoule. J'avais envie de me rendormir mais le rêve était trop présent et oppressant pour que je m'abandonne à Morphèée. Progressivement, je recouvrais ma lucidité, rassemblais mes idées. Un regard sur le réveil : éteint. Panne d'électricité ou bien débranché ? Le nounours phosphorescent de ma femme brillait encore faiblement. Il ne devait pas être très tard car il se décharge en quelques heures.

Je me lève. L'ordinateur est allumé. Coup d'oeil en bas à droite de l'écran : 1h du mat. Putain. Machinalement, je m'allume une clope et je m'assied face à l'écran. Je savoure les premières bouffées d'air vicié. Je passe la cigarette de la main droite à la main gauche et tout naturellement je me saisis de la souris. Qu'est-ce que dit mon waterlog ? Qu'est-ce que dit mon waterlog, waterlog, waterlog ?#@!!...

Mais bon sang, cette voix, dans mon rêve, c'était Waterlog ! Le rêve me revient en flash, d'un coup. C'est du mauvais Lovecraft cette histoire. J'étais allongé sur un divan, Waterlog assis derrière moi ne trahissait sa présence que par une faible lueur noire, vaguement rouge, le même type de lueur qui s'échappe des trous noirs pour ceux qui en ont déjà vu. Je lui racontais ma vie mais il arrêtait pas de faire rien que de m'embêter. Il me provoquait, me titillait, me lançait fion sur fion. Je tentais de garder mon calme jusqu'au moment où il me dit : "Wawa, t'en as une petite, tout le monde le sait !". Là j'explose, je vide mon sac, injure sur injure, grossièreté sur grossièreté. Waterlog, lui, m'encourage : "C'est ça. Parle-moi, wawa... Libère-toi...".

Je suis en train de débloquer. C'est ce que je me dis. Surmenage. C'est vrai que ces derniers temps je travaille beaucoup trop. Tout à mes réminiscences, je me suis rendu sur la page d'administration de waterlog. Il serait si simple de le supprimer. Couic. Comme ça. Je m'aperçois que je suis sur la page des statistiques. Je regarde la provenance du trafic, c'est ma préférée. Pour l'essentiel, ça vient de chez moi, je m'auto-alimente, circuit fermé du colon à l'oesophage. J'ai vraiment la tête dans le cul. Mon regard descend lentement les lignes d'adresses web, et à la dernière ligne, je reste bouche bée : http://www.google.fr/search?hl=fr&q=%20petite%20wawa&meta=. Clique sur le lien. 1er. "Wawa, t'en as une petite, tout le monde le sait !". Mais qu'est-ce qui m'arrive ?

Très bien. J'en aurai le coeur net. Waterlog et moi, à partir d'aujourd'hui, on est en guerre.

Par wa wa - Publié dans : Chronique d'un débloggé
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Jeudi 24 mars 2005 4 24 /03 /2005 00:00

En maths, on appelle ça quotienter un ensemble par une relation d'équivalence.

J'ai déjà constaté que je bloggais souvent en rond. Comme je l'ai dit ailleurs, ce qui sort de mon Q rentre directement dans ma bouche, et vice versa. De là à penser que stade buccal et stade anal sont chez moi confondus, il n'y a qu'un poil que je coupe allègrement : mon réseau digestif se réduit donc à un point.

Je suis par ailleurs assez nombriliste, et comme je dis ce que je pense et que je pense ce que je suis, j'en déduis que mon nombril aussi se confond en mon ex-Q, qu'anus bouche et nombril sont un seul et même point.

Mais à vrai dire, ce raisonnement est aussi valable pour le reste de mon corps. Ce que j'entrevoyais encore ce matin comme une enveloppe d'une certaine importance, n'est plus dans mon esprit qu'un point insignifiant, sans épaisseur et sans profondeur.

Une mire.

Par wa wa - Publié dans : Chronique d'un débloggé
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Lieux d'aisance

Pour laisser un graffiti, c'est ici.
Et pour les contrevents, c'est .
  • Prout (MarieToune)

  • Grattez les morpions vous serez gratifiés. (Francine)

  • A Ouvéa ? ( Wawa )

  • Ouvala grotte ?
    [graffiti serbe] ( Haro )

  • ohéééé ( Domrod )

  • ... encore occuppé... fais c... ( Coincoyote 诗歌被写和 )

  • Si vous ne trouvez plus de papier, vous pourrez revenir vous essuyer plus tard. (leblase)

  • Quand la merde vaudra de l'or, les pauvres n'auront plus de trous du cul. (leblase)

  • Quand t'en a plus, appelle moi...(Olbi1)

  • Quand j'en ai pas, c'est qu'il n'y en a plus (Théorie égoïste de la pénurie) (nonox)

  • Veuillez laisser ces lieux dans l'état où vous auriez aimé les trouver (leblase)

  • Cul-te !
    Si mon cul était comme ta gueule, j'aurais honte de chier ! (BMP)

  • On ne dit pas plagiat, on dit homotextuel !

  • Quand le gourou chie, c'est plus cher.

  • Donner la main à un manchot,
    C'est prendre ses ris sur le dos bien.

  • Veuillez trouver les lieux dans l'état où vous aimeriez les laisser. (Raoul)

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus