

target=_blank de poulet
Résumé des précédents épisodes : le dimanche 5 juin 2005, la petite famille Wawa est victime d'une erreur judiciaire quoique les opinions divergent à ce sujet. Les témoignages manquent et le mien n'est pas objectif. Tout aurait pu s'arrêter là étant donné l'absence totale de conséquences fâcheuses à notre négligence mais le Sarkozèle opérant, quelques jours plus tard Maman et Papa Wawa sont convoqués près le commissariat de police. Après méprises et tergiversations, il s'avère que la convocation concerne bien l'affaire précédente. Tout se passe bien, on pourrait croire que tout va en rester là, mais...
Sur ces entrefaits, le 15 juin de la même année de grâce qui vit la naissance de Waterlog,un pigeon et son oeuf s'installent sur le balcon familial. Papa Wawa est un pleutre et malgrè une profonde répulsion pour cette vermine ailée n'ose rien faire. Un oeuf reste un oeuf et le Général Cluster Custer a marqué les esprits de sorte que les choses suivent leur cours et que début juillet un pigeonneau voit le jour à l'ombre des remparts de notre masure.
Pendant ce temps, on se démène chez messieurs (et mesdames) les anges ailés de la paix pour traquer jusque dans les recoins les plus sombres le crime et le délit de fadaise. C'est ainsi que le 6 juillet toute la famille est à nouveau convoquée, enfants compris, au palais de justice cette fois-ci. L'affaire se passe bien à l'exception d'une contredance qui attend toute la famille à la sortie des services sociaux. La peine n'est pas perdue pour tout le monde.
Dans le courant du mois de juillet, pigeon et pigeonneau s'envolent à tire-d'ailes et vont voir ailleurs si j'y suis. La famille est soulagée du double fardeau des brigades volantes et des brigands lovés et ne cherche pas, dans un premier temps, à pénétrer davantage le mystère de la concommittance de ces deux histoires apparemment sans aucun lien.
Mais...
Mais...
L'actualité sanitaire de ce début d'année, au premier rang de laquelle on doit mettre la lutte contre le fléau de la Sarkose, éveille quelques soupçons chez votre serviteur. Car en ce début d'année scolaire le virus a opéré une mutation et veut laisser tomber la répression au profit de la surveillance. On voit même une possible utilité à la pandémie nationale, et comme on peut utiliser les bactéries pour produire vin, bière, fromage ou levain, on pourrait peut-être les utiliser demain pour endiguer le terrorisme. Quoique certains restent dubitatifs.
Quoiqu'il en soit, devant tant d'indicateurs, j'ai mené mon enquête et je peux aujourd'hui vous l'affirmer : le pigeon qui créchait chez moi était muni d'un oeil bionique (surtout nique) équipé d'une caméra dernier cri. C'était un mouchard!
He oui, en ces temps troubles où l'on ne peut plus avoir confiance en rien ni en personne, les pigeons sont devenus les indics des poulets. La vieille querelle du gendarme et du voleur serait-elle en passe de se résoudre ?
Pas si sûr... Merci JeanPhi pour ce magnifique lien !
DéPositions